La plus forte éclipse solaire visible de Namur depuis août 1999 : au maximum, la Lune masquera 91 % du diamètre du Soleil, en toute fin de journée. La prochaine de cette ampleur chez nous ? L'éclipse totale… du 23 septembre 2090.
3jours
11heures
14min
56sec
avant le maximum — 20 h 14, heure belge ● En direct
Début
19:19
Soleil à 15°
Maximum
20:14
91 % · Soleil à 7°
Fin
21:02
au ras de l'horizon
19:4548 %du diamètre masqué
Simulation géométrique (grandeur 0,911, réf. tutiempo) · la carte ci-dessous est synchronisée sur ce cadran · le 12 août au soir, tout bascule en direct
Trajet réel de l'ombre — 12 août 2026 ● En direct
20:14Atlantique Nordtotalité en cours ici
▬ bande de totalité (Groenland · Islande · Portugal · Espagne) · ● Namur, éclipse partielle à 91 %
Au maximum, le Soleil ne sera qu'à 7° au-dessus de l'horizon, plein ouest-nord-ouest (azimut 285°) : un horizon dégagé est indispensable — repère ton spot quelques jours avant.
À 21 h 02, l'éclipse s'achève avec le Soleil à 0° : chez nous, il se couchera encore éclipsé.
La lumière du soir prendra une teinte étrange, comme un crépuscule anticipé — même sous un voile nuageux, la baisse de luminosité sera perceptible.
⚠️ Lunettes éclipse certifiées ISO 12312-2 obligatoires du début à la fin : même masqué à 91 %, le Soleil reste dangereux à l'œil nu. Jamais de jumelles ni de télescope sans filtre adapté.
Seize jours après l'éclipse de Soleil, la réplique : la pleine Lune plonge dans l'ombre de la Terre — 93 % de son diamètre au maximum, juste avant son coucher. Le Soleil s'est couché éclipsé le 12 ; la Lune se couchera éclipsée le 28. La prochaine totale visible de chez nous ? Le soir du réveillon, 31 décembre 2028.
18jours
21heures
13min
54sec
avant le maximum — 6 h 13 du matin, heure belge ● En direct
Entrée dans l'ombre
04:34
Lune à l'ouest
Maximum
06:13
93 % · au ras de l'horizon
Coucher de Lune
≈ 06:50
encore éclipsée
dans la pénombre
03:350 %du diamètre dans l'ombre
Simulation géométrique (grandeur 0,930, réf. IMCCE) · le 28 août à l'aube, ce cadran suivra le direct
Tout se joue vers l'ouest, avec une Lune de plus en plus basse à mesure que l'ombre la gagne : là aussi, un horizon dégagé fait toute la différence.
La partie ombrée prendra une teinte cuivrée : c'est la lumière de tous les levers et couchers de Soleil terrestres, réfractée par notre atmosphère, qui la colore.
Le maximum (6 h 13) se produit dans les lueurs de l'aube, et la Lune se couche vers 6 h 50 sans être ressortie de l'ombre — la fin du phénomène (7 h 52) sera invisible de chez nous.
Deux éclipses en seize jours, ce n'est pas un hasard : Soleil, Terre et Lune restent alignés le temps d'une saison d'éclipses — nouvelle Lune éclipsante le 12, pleine Lune éclipsée le 28.
✅ Aucune protection nécessaire : contrairement au Soleil du 12 août, la Lune éclipsée s'observe à l'œil nu, aux jumelles ou au télescope, sans aucun filtre.
La Terre depuis le sol lunaire — à ≈ 384 000 km de la maison.
Diamètre
3 474 km
≈ 27 % de la Terre
Gravité
1,62 m/s²
6× moins que la Terre
Âge
4,51 Mds
d'années
Distance moyenne
384 400 km
de 356 500 à 406 700 km
Révolution
27,32 j
lunaison : 29,53 j
Éloignement
+3,8 cm/an
mesuré au laser
💥 Une naissance violente
La Lune n'a pas toujours été là. Il y a environ 4,5 milliards d'années, une protoplanète de la taille de Mars, appelée Théia, a percuté la jeune Terre. Les débris de cette collision cataclysmique, projetés en orbite, se sont agglomérés pour former notre satellite. C'est aussi pour ça que les roches lunaires rapportées par Apollo ressemblent tant au manteau terrestre.
🌍 Un « lever de Terre » ? Pas vraiment…
La photo ci-dessus est trompeuse : depuis le sol de la face visible, la Terre ne se lève ni ne se couche jamais. À cause de la rotation synchrone, elle reste quasiment fixe dans le ciel lunaire, oscillant à peine (les librations). Les vrais « levers de Terre » ne s'observent que depuis un vaisseau en orbite — comme la célèbre photo Earthrise d'Apollo 8, en décembre 1968. Vue de là-haut, la Terre paraît environ 3,7× plus large que la Lune vue de chez nous, et environ 50× plus lumineuse.
🌑 Le mystère de la face cachée
La Lune possède bien une face cachée, mais elle n'est pas « sombre » — le Soleil l'éclaire autant que l'autre. Si on ne la voit jamais, c'est encore la rotation synchrone : la Lune tourne sur elle-même exactement à la même vitesse qu'elle tourne autour de la Terre (27,3 jours), en nous présentant toujours le même côté. L'humanité ne l'a découverte qu'en 1959, photographiée par la sonde soviétique Luna 3 : presque pas de « mers » sombres, mais des cratères à perte de vue.
🌊 L'architecte des marées
C'est principalement la Lune qui soulève les océans deux fois par jour. Mais ce bras de fer gravitationnel a un prix : les marées freinent la rotation de la Terre (les jours s'allongent d'environ 2 millisecondes par siècle) et, en échange, la Lune s'éloigne de 3,8 cm par an — mesuré au millimètre près grâce aux réflecteurs laser déposés par les missions Apollo. Conséquence lointaine : dans quelques centaines de millions d'années, la Lune paraîtra trop petite pour couvrir le Soleil, et les éclipses totales disparaîtront.
🌡️ Un enfer thermique
Sans atmosphère pour faire « couverture », la température change brutalement dès que le soleil se couche :
Plein soleil :+127 °C. L'eau s'évaporerait instantanément.
À l'ombre :-173 °C. Plus froid que n'importe quel endroit sur Terre.
Fond des cratères polaires (jamais éclairés) : près de -240 °C — parmi les endroits les plus froids mesurés du Système solaire. C'est là que se cache la glace d'eau convoitée par les futures bases lunaires.
⚠️ Le danger invisible : le régolite
Le sol lunaire est recouvert d'une poussière grise appelée régolite. Contrairement au sable terrestre érodé par le vent et l'eau, les grains de régolite sont tranchants comme du verre pilé. Ils s'infiltrent partout, abîment les combinaisons spatiales et sont toxiques pour les poumons. Les astronautes d'Apollo, en le ramenant collé à leurs combinaisons, lui ont trouvé une odeur de poudre à canon brûlée.
📐 Méthodologie de calcul
La distance affichée est le résultat d'un algorithme vectoriel (séries lunaires type ELP 2000-82, correction Delta-T, aplatissement WGS84 et correction topocentrique pour Namur) exécuté en temps réel par votre navigateur.
ℹ️ Précision estimée : > 99,9 % par rapport aux éphémérides du JPL (NASA).